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Armement Templiers


Armement

Le Templier recevait une épée, une lance, une masse et un couteau lors de sa réception dans l'Ordre.

Maniée à deux mains, l'épée avait un double tranchant et un bout arrondi. En effet, elle devait être maniée de façon à frapper de "taille", c'est-à-dire avec le tranchant.
Elle était pratiquement employée comme une masse d'arme dans la mesure où elle ne pouvait transpercer une cotte de mailles.
Toutefois, contre un ennemi qui n'avait pas cette protection, l'épée se révélait plus efficace et plus élégante que la masse.
La masse d'arme templière était principalement une masse dite turque aux pointes saillantes. L'épée et les masses servaient à frapper l'ennemi de manière à lui briser les os.
Les blessés mouraient alors d'hémorragie interne. La lance était une perche en bois terminée par une pointe en fer forgé appelée tête de fer.
Chaque frère détenait trois couteaux dont un couteau d'arme, un autre "de pain taillé" qui servait à manger et un canif à lame étroite.


Equipement

Le noble des XIIe et XIIIe siècles devait se faire confectionner un équipement complet (vêtement et armes) pour être adoubé chevalier.
Ce matériel, nécessitant essentiellement des métaux, valait une fortune et pesait environ cinquante kilos.
Les chevaliers et sergents templiers devaient disposer d'un tel équipement.
La protection du corps était assurée par un écu, une cotte de maille et un heaume.
L'écu (ou bouclier) de forme triangulaire, pointe en bas, était fait de bois et recouvert d'une feuille de métal ou de cuir.
Il servait à protéger le corps, mais sa taille fut réduite dans le courant du XIIe siècle pour être allégé et donc plus maniable.
La cotte de mailles était constituée de milliers d'anneaux en fer d'un centimètre de diamètre entrelacés et parfois rivetés.
Cette cotte était constituée de quatre parties : les chausses de mailles attachées à la ceinture par des lanières de cuir, le haubert protégeait le corps et les bras et le camail ou coiffe de mailles.
Un mortier ou casquette en cuir était posé sur la tête pour supporter le heaume.
Les mains étaient protégées par des gants en mailles appelés gants d'arme (article 325 de la Règle).
Il est à noter que le haubert fut raccourci au genou au cours du XIIIe siècle pour être plus léger.
Le heaume était sans visière mobile, ou prenait la forme d'un chapeau de fer ne protégeant pas le visage.


Vêtement

Le sous-vêtement se composait d'une chemise de lin et de braies.
La protection du corps était renforcée par le port de chausses de cuir attachées par des lanières, et un gambison ou gambeson en cuir.
Pour finir, le surcot, porté sur la cotte, est aussi appelé jupon d'arme ou cotte d'arme. Il était cousu d'une croix rouge, insigne de l'Ordre, devant comme derrière.
Il permettait de reconnaître les combattants Templiers sur le champ de bataille comme en tout lieu.
Le baudrier, porté autour des reins, était une ceinture spéciale qui permettait d'accrocher l'épée et de maintenir le surcot près du corps.

La tunique et le manteau blanc orné sur l’épaule de la croix pattée rouge comportant 4 branches égales, furent créées par le Pape Eugène III en l’an 1146.
Le manteau des Templiers faisait référence à celui des moines cisterciens.
Seuls les chevaliers, les frères issus de la noblesse, avaient le droit de porter le manteau blanc, symbole de pureté de corps et de chasteté.
Les frères sergents, issus de la paysannerie, portaient quant à eux un manteau de bure, sans pour autant que ce dernier ait une connotation négative.
C'était l'Ordre qui remettait l'habit et c'est aussi lui qui avait le pouvoir de le reprendre. L'habit lui appartenait, et dans l'esprit de la règle, le manteau ne devait pas être un objet de vanité.
Il y est dit que si un frère demandait un plus bel habit, on devait lui donner le " plus vil ".
La perte de l'habit était prononcée par la justice du chapitre pour les frères qui avaient enfreint gravement le règlement. Il signifiait un renvoi temporaire ou définitif de l'Ordre.
Dans sa bulle Vox in excelso d'abolition de l'Ordre du Temple, le pape Clément V indiqua qu'il supprimait "le dit Ordre du Temple et son état, son habit et son nom ", ce qui montre bien l'importance que l'habit avait dans l'existence de l'Ordre.

La croix rouge

La croix pattée rouge comportant 4 branches égales, fut créée par le Pape Eugène III en l’an 1146. Il aurait donné le droit de la porter sur l'épaule gauche, du côté du cœur. La règle de l'Ordre et ses retraits ne faisaient pas référence à cette Croix. Cependant, la bulle papale Omne datum optimum la nomma par deux fois. Aussi est-il permis de dire que les Templiers portaient déjà la croix rouge en 1139. C'est donc sous la maîtrise de Robert de Craon, deuxième maître de l'Ordre, que la " croix de gueule " devint officiellement un insigne templier. Il est fort probable que la croix des Templiers ait été issue de la croix de l'Ordre du Saint-Sépulcre dont avaient fait partie Hugues de Payns et ses compagnons d'arme. Cette croix rouge était potencée, cantonnée de quatre petites croix appelées croisettes.
La forme de la croix des Templiers n'a jamais été fixée. L'iconographie templière la présenta grecque simple, ancrée, fleuronnée ou pattée. Quelle qu'ait été sa forme, elle indiquait l'appartenance des Templiers à la chrétienté et la couleur rouge rappelait le sang versé par le Christ. Cette croix exprimait aussi le vœu permanent de croisade à laquelle les Templiers s'engageaient à participer à tout moment. Il faut cependant préciser que tous les Templiers n'ont pas participé à une croisade.

Drapeaux

Le Baussant, le Gonfanon baussant
Le drapeau de l'Ordre du Temple était appelé le gonfanon baucent. Baucent, qui signifie bicolore, avait plusieurs graphies : baussant, baucent ou balcent. C'était un rectangle vertical composé de deux bandes, l'une blanche et l'autre noire, coupées au tiers supérieur. Porté en hauteur au bout d'une lance, il était le signe de ralliement des combattants Templiers sur le champ de bataille, protégé en combat par une dizaine de chevaliers. Celui qui en était responsable était appelé le gonfanonier. Selon la circonstance, le gonfanonier désignait un porteur qui pouvait être un écuyer, un soldat turc ou une sentinelle. Le gonfanonier chevauchait devant et conduisait son escadron sous le commandement du maréchal de l'Ordre.
Le gonfanon devait être visible en permanence sur le champ de bataille et c'est pourquoi il était interdit de l'abaisser. Ce manquement grave au règlement pouvait être puni par la sanction la plus sévère, c’est-à-dire la perte de l'habit qui signifiait le renvoi de l'Ordre. Lorsque le gonfanon principal tombait parce que son porteur et sa garde avaient été tués, le commandeur des chevaliers déroulait un étendard de secours et reprenait la charge. Si celui-ci venait à disparaître à son tour, un commandeur d'escadron devait lever son pennon noir et blanc et rallier tous les Templiers présents.

Si les couleurs templières n'étaient plus visibles, les Templiers survivants devaient rejoindre la bannière des Hospitaliers. Dans le cas où celle-ci était tombée, les Templiers devaient rallier la première bannière chrétienne qu'ils apercevaient.
Le gonfanon baucent est représenté dans les fresques de la chapelle templière San Bevignate de Pérouse en Italie. La bande blanche se situe dans la partie supérieure. Il est aussi dessiné dans la chronica majorum, les Chroniques de Matthieu Paris en 1245. Dans ce cas, la bande blanche se trouve dans la partie inférieure.


Chevaux templiers

Ces chevaux devaient être harnachés de la plus simple manière exprimant le vœu de pauvreté. Selon la règle (article 37) " Nous défendons totalement que les frères aient de l'or et de l'argent à leur brides, à leurs étriers et à leurs éperons". Parmi ces chevaux se trouvait un destrier qui était entraîné au combat et réservé à la guerre. Les autres chevaux étaient des sommiers ou bêtes de somme de race comtoise ou percheronne. Ce pouvaient être aussi des mulets appelés " bêtes mulaces ". Ils assuraient le transport du chevalier et du matériel. Il y avait aussi le palefroi, plus spécialement utilisé pour les longs déplacements.

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